|
Réalisateur : Daniele Cipri, Franco Maresco
Durée : 1h35
Pays : Italie
Distributeur : E.D. distribution
Genre : comédie fantaisiste
|
|
 |
Résumé : |
 |
Trois sketches farfelus et blasphématoires inspirés des épisodes les plus connus de la vie du Christ.
 |
Âge : |
 |
interdit au moins de douze ans
 |
Infos : |
 |
Ciprì et Maresco, enfants terribles du cinéma italien, sont considérés comme les cinéastes les plus originaux de leur pays. Fermement révoltés contre la médiocrité du cinéma italien contemporain, ses comédies hypocrites et narcissiques au flot ininterrompu de paroles, et surtout ses films politiques qui se veulent dénonciateurs de l'injustice. Les deux réalisateurs, qui rejettent les paresses narratives, ne sont pas préoccupés par l'écriture d'un scénario bien construit et porteur de sens. Ils privilégient l'improvisation, les longs plans fixes, les silences, le noir et blanc, les dialectes, les paradoxes et provocations.
Revendiquant l'influence du cinéma classique hollywoodien (John Ford, Howard Hawks, Laurel et Hardy), et manifestement imprégnés des films de Pasolini et de Bunuel, Ciprì et Maresco font ensemble, depuis 1986, des films qui baignent dans la culture populaire de leur ville, Palerme, et dans lesquels on retrouve cet humour si caractéristique empreint d'une dimension tragique et métaphysique (voir par exemple Pirandello).
Toto qui vécut deux fois a été montré en sélection officielle à Berlin en 1998 et interdit en Italie avant même sa sortie: “Ce film est une attaque contre le sacré, contre l'homme. Rien ne peut être coupé. Il s'agit d'un non message, inutile et pervers, totalement négatif” a déclaré l'un des censeurs. Ce à quoi les réalisateurs répondent: “Notre film est un film religieux avec un sens du sacré tout autre que le blasphème. Certes, notre messie est de Palerme, il n'a rien de traditionnel.” De nombreux cinéastes, fervents admirateurs de l’œuvre de Ciprì et Maresco, les ont beaucoup soutenu au moment du procès ; Bernardo Bertolucci, Marco Bellocchio, Fernando Solanas, Mario Monicelli, Guiseppe de Santis et Mario Martone par exemple.